"A cause d'un problème de place,
l'avion partira avec un retard de 20 minutes."
Non, je crois qu'il ne faut pas commencer là, mais plutôt le 25
mars, la veille du départ. Ce jour là, je travaille encore et
je téléphone à Jean-Marie pour les dernières recommandations
et choses à ne pas oublier. Et JM qui me répond:" Rentre
vite, je n'arrive pas à fermer la valise et tout n'est pas encore dedans"
Heureusement que nous avons droit à 64kg chacun (mais seulement en 2
sacs), je me demande comment on peut atteindre ce poids!
Vendredi 26 avril, 17h: enregistrement des
bagages.
1er bagage: 21kg
2ème bagage:
19kg
3ème bagage:
23kg
4ème bagage:
17kg
Ah oui, quand même! Si on ajoute à tout ca
le poids de nos bagages à main, environ 10kg chacun, ca fait pratiquement
100kg à 2! Impressionnant le bazar qu'on peut transporter. Bon,
on passe les bagages à main aux rayons X et on nous demande les cartes
d'embarquements... les cartes d'embarquements? Mais elles sont où? Quel
sac? Les agents de sécurité m'aident à chercher dans les
sacs et on les retrouve finalement. Ouf! C'était dans une poche spéciale
de mon sac, je les avais mises là pour les retrouver facilement... c'est
pas gagné!
Nous voilà maintenant
dans l'avion pour Frankfort, tout va bien. Nous arrivons à l'heure et
partons à la recherche du métro pour notre hôtel. Oui, avec
une escale de 14h la nuit, nous avons préféré ne pas passer
la nuit sur un banc à l'aéroport.
Au guichet d'information, une dame nous donne des renseignements autres que
ceux qu'on avait eu en téléphonant à l'hôtel... on
achète des billets sans savoir du tout où nous allons. Là,
on se croit perdu dans Frankfort. Bon, on arrive tout de même à
s'y retrouver avec un peu de patience et une carte, et nous voilà à
la sortie du métro. C'est bien beau, mais de quel côté faut-il
aller maintenant? à droite ou à gauche? Heureusement qu'un bar
est encore ouvert dans ce quartier pas très animé de concessionaires
autos. C'est dans le froid allemand que nous arrivons enfin à l'hôtel:
quel luxe! On a pas l'habitude de ca, on se retrouve dans un 3 étoiles!
Ca vaut le coup les billets achetés à la dernière minute
sur internet. Je sais pas si c'est risqué, mais nous sommes bien tombés.
Voilà pour la première journée, une douche et au lit, bien
confortable sous une énorme couette.
Samedi 27 mars, 7h10: "Dring!"
C'est l'heure de se lever!
On se prépare et on quitte l'hôtel (sans déjeuner c'est
trop cher, faut pas exagérer quand même!). Je trouve que JM ne
stresse pas trop alors que nous sommes assez juste dans les horaires. Cette
fois on prend le tram puis le S-Bahn avec un peu de retard. Vite, faut se dépêcher!
Et je comprend enfin quand nous arivons à l'aéroport à
9h, pourquoi JM ne stressait pas: il croyait que nous partions à 10h30
au lieu de 10h! Bref le stress commence.
Nous allons nous enregistrer, mais on nous donne pas de place, il faudra voir
à l'embarquement les places disponibles... Comme toujours (déjà
à Amsterdam c'était ca), on traverse l'aéroport en courant.
On arrive aux rayons X et on voit une file immense! Pas de panique, JM demande
à toute la file et on passe devant. Vite vite!
JM passe le premier aux rayons, puis moi. Comme je sonne sous le portique, on
me "fouille" un peu plus: ce sont les trous pour les lacets de mes
chaussures qui font sonner! Je récupère mes affaires et je vois
JM partir dans une petite salle sur le côté: mais qu'est ce qu'il
a fait? En fait c'est l'ordinateur en pièces détachées
qu'il a dans son sac qui n'a pas plu aux gens de la sécurité.
Bon une dame fait des analyses dessus, et hop on remballe tout et on repart,
en courant, vers notres porte d'embarquement. On y arrive à 9h20, heure
où justement l'embarquement commence. On nous prend les billets et on
nous dit d'attendre environ 20 minutes pour voir si on peut avoir des places
à côté.
15...
20... 25 minutes passent...
Un petit couple de vieux francais arrivent, après nous, sans non plus
être certain d'avoir une place. Et le vieux prend le culot de demander
2 places côte à côte, et vers le hublot. En 5 minutes à
peine on lui file ses places, et nous, on attend encore. Quelle injustice!
Bref, ca y est on nous appelle (enfin!) et on nous donne 2 places... pas ensembles.
Oh non! Le principal c'est quand même de monter dans l'avion, et puis
on demande quand même au stewart si on peut essayer de changer avec quelqu'un.
Ouf, une personne accepte et on se retrouve ensembles, tout à l'avant
(donc avec de la place pour les jambes!) et côté hublot! Comme
quoi tout s'arrange, justice est faite!
"A cause d'un problème de place,
l'avion partira avec un retard de 20 minutes."
Bon, nous on y est, c'est le principal, on a vraiment eu de la chance.
Nous sommes donc dans l'avion, mais tout n'est pas encore gagné:
l'avion devait décoller
à 10h, il est parti à 11h15 après plusieurs manoeuvres
les consignes de sécurité
ont été faites par petits morceaux détachés, à
cause d'un problème de vidéo, puis de micro
on apprend par le stewart,
juste après le décollage, que le vol a failli être annulé
car la radio entre les différentes cabines de stewarts et hôtesses
ne fonctionne pas et que si jamais il y a un problème, ils ne pouvent
pas communiquer, ce qui explique l'heure de retard au décollage. C'est
rassurant tout ca!
L'arrivée à Montreal s'est faite
sans soucis. Nous avons voyagé dans un boeing 747, à une altitude
de 11600m.
Tout est bien qui finit bien, ou plutôt commence bien maintenant au Québec!