vendredi 28 septembre 2007
Vendredi 28 septembre: dernier jour
Par Fleuf , vendredi 28 septembre 2007 à 00:00 :: Mexique
Il faut faire les sacs... enfin plutôt il faut caser tous nos souvenirs entre quelques fringues !
Petit déjeuner de luxe : café, pain, beurre et confiture, huevos rancheros et huevos « divorciaded », jus de fruit. Un vrai délice, comme d’hab ! Et pas si cher, 55$/personne. Un peu plus cher que les 2 petits déj des jours précédents mais tellement mieux ! Du vrai café...
Nous sommes un peu juste dans le timing pour le bus de JM. Il part en effet avant moi, nous n’avons pas le même avion.
En arrivant au terminal de bus nous tombons sur Jana et Daniel qui arrivent tout juste de Tulum.
JM monte vite dans son bus et j’accompagne donc nos 2 allemands à la recherche d’un hôtel. Puis nous irons ensembles à la plage. J’essaye d’user de mon charme pour expliquer au gars qui loue les transats que je suis déjà venue la veille, que c’est mon derner jour, que si je paye trop cher je n’aurai plus de sous pour lui acheter quelque chose à boire... Bon soit disant la veille il s’est fait taper sur les doigts comme quoi il n’a pas loué asser cher et nous payerons donc 80$ pour 3 (contre 50$ la veille pour 2. Bon, je dois revoir ma technique de charme, ce n’est pas encore au point ! Et avec le reste de pesos c’est juste assez pour payer une dernière noix de coco à boire, au pesos prêt, propina incluse !
Un dernier saut à la piscine de l’hotel pour se rafraichir avant d’enfiler un jean et d’aller prendre le bus pour l’aéroport...
J’arrive après 1h de trajet, en apercevant au loin Cancun où nous n’aurons même pas mis les pieds...
Je m’attend à retrouver l’aéroport comme à l’aller, vide et froid, mais le bus nous pose devant une porte noire de monde. Mais où vont tous ces gens ? Tout simplement au même endroit que moi, direction Amsterdam ! Et oui, nous sommes vendredi aujourd’hui, les all inclusive doivent finir leur séjour !
J’attend un peu plus d’une heure au milieu de gens au bronzage impeccable (ils ne pêlent même pas c’est pas juste !) et aux grosses valises carrées de toutes les couleurs. Je me sens bien petite avec mon sac à dos, mon jean et mes baskets. Les filles sont presques toutes en jupes ou en short ! (hihi, et qui c’est qui va bien se marrer en arrivant dans le froid européen !!) Enfin c’est mon tour. Le gars m’annonce que pour 300$US je peux rester un jour de plus. Non ce n’est pas moi qui paye, on me paye 300$US pour une place en surbooking, c’est à dire que je ne pars que le lendemain et on m’offre en plus logement et transport. C’est tentant... Je pourrai rembourser une petite partie des vacances, et puis un jour de plus en vacances, que demande le peuple ! J’accepte donc et j’attend pour savoir s’il y a assez de place ou non dans l’avion.
Pour finir il y aura une place pour moi (dommage !), mais pour me remercier de mon attente où on m’a déjà filé un bon pour manger et boire gratos, on me donne un billet en 1ère. Classe ! Bon, je ne vois pas trop la différence avec la classe éco, autant de place pour les jambes. La seule chose qui pourrait changer c’est qu’à l’aller on nous proposait de nous prêter un lecteur vidéo (choix entre 10 films, plein de musiques, comédies...) alors que là on nous le file d’office. Je me demande si c’est payant en classe éco... Par contre autre chose que je n’ai pas eu à l’aller : un verre de Bailey’s pour cloturer le repas !
Le voyage se passe bien, j’ai cru mourir 3 fois en imaginant être assise à côté d’un gars trop louche qui avait tout de la tête d’un gars qui allait faire sauter l’avion : il lisait un livre avec des croix chrétiennes en feu sur la couverture, parlait une langue bizarre, faisait ses prières, écoutait « La lettre à Elise » tellement fort que le pilote devait l’entendre... bref c’était juste histoire de flipper pour rien !
Hasta la proxima Mexico !!
Ca, c’est juste une photo de la première publicité qu’on voit quand on sort de l’avion : une pub pour mon entreprise : Welcome back in France and in the world of work !
Le lever de soleil à 6h, c’est foutu, on s’est levé à 8h.
Petit déjeuner vue sur l’océan, un régal. Puis plage jusqu’à 10h, l’heure à laquelle on fait nos sacs pour déjà repartir.
Vers la réception, on s’aperçoit qu’il y a des lits suspendus sur la plage et des hamacs, ça aurait été cool pour la sieste de la veille ! Enfin…
A nouveau taxi pour rejoindre le village où le chauffeur tente encore de nous entuber :
« 45 pesos
- Ah non, c’est 40 pesos !
- Ah oui, ça doit être ça depuis votre hôtel, ok »
Les pris sont en fait affichés au niveau du terminal dans le village, mais ils essayent toujours de voir le prix à la hausse, et ça doit fonctionner souvent…
A Chetumal, on prend l’hôtel le plus proche du terminal de bus, et probablement aussi le plus miteux ! Très peu d’eau (les canalisations se sont fait voler), une literie plus que repoussante, des poignées de porte collantes, une seule petite lucarne en office de fenêtre qui donne sur le resto voisin qui fait karaoké effroyable.
Au village de Tulum, on tourne encore (qu’est ce qu’on aura tourné !) pour trouver un resto indiqué par un des chauffeurs de taxi, jusqu’à en trouver un qui a un nom pas si loin de celui qu’on a cru comprendre. On aura beau demander le nom exact, personne ne connait (non ne pas venir nous dire que c’est nous qui avons mal compris !)
C’est pas grave, ce resto est comme ceux qu’on recherche . Pas de menu, il faut aller voir les casseroles en cuisine qui chauffent. On prend place sur nos chaises plastiques Coca-Cola, pour JM ce sera un caldo de camarones (bouillon de crevettes) et pour moi un mole, le tout arrosé d’un délicieux jus de pastèque frais, un régal ! Prix : 120$ pour 2 (environ 9€).
Nous allons ensuite faire quelques courses pour le soir. Le supermarché se trouve à environ 2kms en direction des hôtels, on y va à pied en profitant des boutiques sur le bord de la route.
Tous les magasins à touristes vendent la même chose : tapis du Chiapas, colliers, poteries... qu’est ce qui les différencie ? Est ce qu’ils arrivent à rentrer dans leurs frais ? Qu’est ce qui nous fait acheter dans l’un plutôt que dans un autre ? Pour nous ca sera cette indienne qui ne nous a pas sauté dessus quand on a jeté un regard dans sa boutique. JM aura facilement négocié avec humour et elle voudra apprendre à dire « 80 » en français... pas facile !
(Chema) Arrivée après 1h30 de voyage. Un semblant de fôret tropicale pointe son nez et il fait chaud. Après 5 minutes dans le site, on est littéralement bouffé par les moustiques. Heureusement on a pensé à la bombe anti-moustiques. Le couple de français à côté de nous fait rapidement demi-tour pour aller chercher la leur. Et ils auront raison car il faudra s’’en asperger toutes les 1/2h pour être plus ou moins tranquille.
Ce matin Philippe vient à nouveau nous chercher pour nous amener sur la côte du golfe du Mexique...
Nous prenons ensuite la route de la côte (environ 40kms) que nous longeons jusqu’à Telchac pour observer flamants roses, pélicans, frégates (oiseaux dont l’amplitude de leurs ailes leur permet de ne se poser que sur des cimes d’arbres ou similaires), cormorans. Nous longeons également de grandes maisons individuelles, de touristes canadiens particulièrement, bordant la plage.
Nous atteignons Telchac, un petit village bien mexicain. La plage est jolie mais un peu sale, et Philippe nous explique que c’est toujours ainsi : les mexicains sont sales, mais il n’y a de toute façon aucune poubelle et comme ici ce ne sont que des touristes mexicains, personne ne nettoie.
L’eau par contre est bien bleue, avec 3 nuances différentes en partant du bord.
Il y a également des bateaux de pêcheurs qui ont installés de longues cordes à des bambous afin d’y pêcher le poulpe.
Retour à Progresso pour grignoter un bout. Le serveur nous prend pour de parfaits touristes américains quand en voyant notre panière à totopos (ce sont nos tortillas style Doritos® qu’on utilise en France pour manger du Guacamole par exemple) vide, il nous demande : « More chips ? »
Bon ok en France on dirait ça, mais qu’on nous dise ça au Mexique et en plus en anglais, non non et non !!
De plus, là où nous avons mangé est le même système que la veille, c’est à dire qu’à l’achat d’une boisson on t’apporte des tapas yucathèques. Mais je crois que le serveur s’est un peu fichu de nous sur les quantités...
Nous récupérons Naydy à la sortie de son travail à Progresso puis retour sur Mérida.
Philippe fait un petit détour par le quartier chic de Mérida pour nous montrer les belles grandes maisons, et également pour y voir une belle représentation du Mexique, pays de contrastes : au bout d’une rue où les maisons font au minimum 300m² avec de belles voitures garées devant, se trouvent des maisons, voir des cabanes délabrées où vivent des familles entières d’autres mexicains.
Au Mexique, il y a les riches et les pauvres , la classe moyenne est très petite.
Cénote : Les cénotes (du maya dz'onot) sont des gouffres ou avens remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer (s'ils communiquent avec l'océan par des failles). On les trouve en Amérique du Nord et centrale, et plus particulièrement dans la péninsule du Yucatán au Mexique. Ils font office de puits naturels qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur...
L’endroit est magique mais n’arrive pas à la ceinture du deuxième cenote.
Cette fois-ci l’accès est légèrement plus périlleux. Il faut faire attention là où on marche car il y a quelques trous dans le sol, ceux-ci laissant rentrer des rayons de soleil en faisceaux à l’intérieur des cénotes.
Et nous repartons sur notre charette pour le 3ème et dernier cenote. L’accès cette fois est beaucoup plus difficile puisqu’il faut descendre à travers un trou de 1,5m de diamètre à l’aide d’une échelle droite en bois.
Ce dernier cénote a un nouveau style, les quelques rayons de soleil atteignent directement le centre du cenote où se trouve une sorte de petit îlot sous-marin.
Debouts à 7h, RDV avec Anya, une polonaise rencontrée à l’auberge de Tulum et qui fait exactement le même trajet que nous pour le moment.
On part de bonne heure pour être dans les premiers à arriver sur le site de Chichen Itza.
1/2h de marche (site à environ 2kms de Piste) et nous voilà sur le parking du site : personne !
Une fois entrés, seulement une famille mexicaine par ici, 3 routards par là, et nous... le bonheur !
Un vendeur de « babiolles » s’approche de JM et lui propose d’échanger sa casquette contre une reproduction du calendrier maya. Mais il fait trop chaud ici pour se passer d’une casquette !
Il lui proposera alors d’échanger avec ses chaussures, ou son tee-shirt.
Le calendrier nous plaisant bien et JM ne voulant pas rentrer à poil, on l’échangera pour finir contre quelques pesos négociés !
On recroisera ce jeune veduer 3 autres fois, avec des yeux de plus en plus envieux et nous proposant tout plein de choses à échanger contre la fameuse casquette.
Au détour d’un petit temps, je croise un américain qui me demande si Boubou, attaché sur mon sac, voyage toujours avec moi. Il me présente alors « Ma Vache », son compagnon de voyage autour du monde.
Sur le site se trouve également des cénotes, des puits naturels géants où on faisait toutes sortes de sacrifices, même humains. C’est impressionant...
On se prépare vite fait (pas dur quand on a qu’un jean et un tee-shirt !) et après un petit déj. à l’auberge, direction le terminal de bus pour Coba (1h de trajet avec ADO 1ère classe y avait pas le choix).
Nous pénétrons sur le site, marchons allègrement en découvrant les premiers vestiges.
Des bedaines à l’air, parlant fort l’anglais, et s’approchant de toi quand tu prends une photo d’un insecte en disant très fort : « qu’est ce que c’est ? Qu’est ce qui a à voir ? Ah, c’est juste une grosse sauterelle ? » (d’un air déçu)

Arrivée à Amsterdam, 50 minutes pour changer d’avion, c’est décidément mon jour de chance en 5 minutes je suis à la douane et ma porte d’embarquement est juste après. Pas trop de réjouissance, je sais que la chance va tourner…
L’arrivée à Cancun est sympa, l’eau est magnifique ! Sur terre, je suis surprise de ne voir que des arbres partout. Bon je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en fait, mais on ne voit aucune ville.