Xoxo et Chema: retour au Mexique!

vendredi 28 septembre 2007

Vendredi 28 septembre: dernier jour

Il faut faire les sacs... enfin plutôt il faut caser tous nos souvenirs entre quelques fringues ! Petit déjeuner de luxe : café, pain, beurre et confiture, huevos rancheros et huevos « divorciaded », jus de fruit. Un vrai délice, comme d’hab ! Et pas si cher, 55$/personne. Un peu plus cher que les 2 petits déj des jours précédents mais tellement mieux ! Du vrai café...

Nous sommes un peu juste dans le timing pour le bus de JM. Il part en effet avant moi, nous n’avons pas le même avion. En arrivant au terminal de bus nous tombons sur Jana et Daniel qui arrivent tout juste de Tulum.

JM monte vite dans son bus et j’accompagne donc nos 2 allemands à la recherche d’un hôtel. Puis nous irons ensembles à la plage. J’essaye d’user de mon charme pour expliquer au gars qui loue les transats que je suis déjà venue la veille, que c’est mon derner jour, que si je paye trop cher je n’aurai plus de sous pour lui acheter quelque chose à boire... Bon soit disant la veille il s’est fait taper sur les doigts comme quoi il n’a pas loué asser cher et nous payerons donc 80$ pour 3 (contre 50$ la veille pour 2. Bon, je dois revoir ma technique de charme, ce n’est pas encore au point ! Et avec le reste de pesos c’est juste assez pour payer une dernière noix de coco à boire, au pesos prêt, propina incluse !

Un dernier saut à la piscine de l’hotel pour se rafraichir avant d’enfiler un jean et d’aller prendre le bus pour l’aéroport...

J’arrive après 1h de trajet, en apercevant au loin Cancun où nous n’aurons même pas mis les pieds... Je m’attend à retrouver l’aéroport comme à l’aller, vide et froid, mais le bus nous pose devant une porte noire de monde. Mais où vont tous ces gens ? Tout simplement au même endroit que moi, direction Amsterdam ! Et oui, nous sommes vendredi aujourd’hui, les all inclusive doivent finir leur séjour !

J’attend un peu plus d’une heure au milieu de gens au bronzage impeccable (ils ne pêlent même pas c’est pas juste !) et aux grosses valises carrées de toutes les couleurs. Je me sens bien petite avec mon sac à dos, mon jean et mes baskets. Les filles sont presques toutes en jupes ou en short ! (hihi, et qui c’est qui va bien se marrer en arrivant dans le froid européen !!) Enfin c’est mon tour. Le gars m’annonce que pour 300$US je peux rester un jour de plus. Non ce n’est pas moi qui paye, on me paye 300$US pour une place en surbooking, c’est à dire que je ne pars que le lendemain et on m’offre en plus logement et transport. C’est tentant... Je pourrai rembourser une petite partie des vacances, et puis un jour de plus en vacances, que demande le peuple ! J’accepte donc et j’attend pour savoir s’il y a assez de place ou non dans l’avion.

Pour finir il y aura une place pour moi (dommage !), mais pour me remercier de mon attente où on m’a déjà filé un bon pour manger et boire gratos, on me donne un billet en 1ère. Classe ! Bon, je ne vois pas trop la différence avec la classe éco, autant de place pour les jambes. La seule chose qui pourrait changer c’est qu’à l’aller on nous proposait de nous prêter un lecteur vidéo (choix entre 10 films, plein de musiques, comédies...) alors que là on nous le file d’office. Je me demande si c’est payant en classe éco... Par contre autre chose que je n’ai pas eu à l’aller : un verre de Bailey’s pour cloturer le repas !

Le voyage se passe bien, j’ai cru mourir 3 fois en imaginant être assise à côté d’un gars trop louche qui avait tout de la tête d’un gars qui allait faire sauter l’avion : il lisait un livre avec des croix chrétiennes en feu sur la couverture, parlait une langue bizarre, faisait ses prières, écoutait « La lettre à Elise » tellement fort que le pilote devait l’entendre... bref c’était juste histoire de flipper pour rien !

Hasta la proxima Mexico !!

Ca, c’est juste une photo de la première publicité qu’on voit quand on sort de l’avion : une pub pour mon entreprise : Welcome back in France and in the world of work !

jeudi 27 septembre 2007

Jeudi 27 septembre: Playa del Carmen

Petit déjeuner mexicain : Huevos a la mexicanas. Prix : 44$ pour 2. Avec le café en plus, où plutôt un bol d’eau chaude et du nescafé l’addition arrive à 80$ ; ca fait cher les cafés ! On le signale au gars qui nous sert qui s’excuse et nous annonce le nouveau prix : 70$. Mouais ! Pas sûr que ça soit vraiment ça, on est un peu pris pour des gringos là et on se fait royalement couilloner. Le change qu’il nous rend ne comporte que des pièces de 10$ espérant ainsi avoir une bonne propina en prime, mais nous sortons notre petite monnaie pour lui laisser 5$ et je pense que même avec ça on est gentil, il est gagnant.

Nous poursuivons nos achats pour ramener cette fois de l’artisanat mexicain et nos coupelles à 200$ de la veille on les prendra à 40$ dans une petite boutique tenue par une française qui achète directement aux producteurs.

Après-midi plage sur 2 confortables transats face à la mer, en espérant cette fois ne pas tombre sur un groupe de gringos comme la veille.

Petit tour à la piscine de l’hôtel au milieu d’une végétation luxuriante et de toucans. Et même s’il est un peu loin, nous refaisons le même resto que la veille. D’habitude on aime bien changer de resto, mais quand on tient une valeur sûr mieux vaut la garder !

On ne quittera pas le Mexique sans une petite Margarita, on la prendra dans un bar « branché » de la Quinta. 50$ les 2 (environ 3,75€) et succulentes ! Elles sont servies avec du sorbet citron, une très bonne idée, il faut juste que je la retienne!

mercredi 26 septembre 2007

Mercredi 26 septembre: Playa del Carmen

Finalement nous arriverons à 4h45 du matin à destination. Nous somnolons à tour de rôle dans le terminal de bus pour attendre une heure un peu plus raisonnable pour se rendre dans un hôtel. L’heure raisonnable sera 7h du matin. Ainsi nous avons économisé une nuit d’hôtel et pouvons terminer notre nuit dans un lit bien confortable ! Surtout que pour nos 2 dernières nuits ici, on a pas pris l’hôtel le plus minable (ça change !) Vers 10h petit déjeuner mexicain : huevos rancheros ! (omelette sur une tortilla grillée couverte de frijoles). Nous nous retrouvons sur la plage où nous louons (et oui faut payer, mais faut aussi bien négocier) des transats pour la journée, jouissant d’une belle plage de sable blanc et d’une eau turquoise magnifique. Même que l’orage au fond sur l’île de Cozumel nous aura épargné !

Nous profitons ainsi de l’après-midi jusqu’à ce qu’une bande d’américains se poste juste devant nos transats et demande qu’on leur installe une table à cet endroit. Notre vue se réduit tout à coups à 3 chaises vertes, une table verte, 3 transats jaunes et 6 américains grassouilleux sur le tout. Le spectacle est à son apogée quand l’un d’eux se met à gerber dans le sable juste devant nos yeux ! On aura beau râler auprès du serveur, celui-ci nous explique qu’il n’y peut rien, ici ce sont eux les rois. Ils commandent boissons sur boissons et reprennent sans arrêt « more chips », c’est sûr nous ne faisons pas le poids avec notre pauvre plat de nachos et notre bière (et en plus une pour 2 !)

Bref le gros cliché comme on peut l’imaginer, les américains sur les plages mexicaines sont vraiment... y a rien pour les décrire. Tout à coups JM n’envie plus du tout de voir ce que pourrait être le spingbreak.

Fin d’après-midi, nous allons acheter nos souvenirs de vacances : excellente tequila, bonne tequila, crème de tequila, liqueur de tequila, tortillas fraîches, mole, frijoles et autres...

Repas au « Pastorcito » recommandé par Carlos, le mexicain avec qui j’ai voyagé dans l’avion. Un délice ! Un vrai restaurant mexicain dans un quartier mexicain. Des chaises en plastique orange « Corona », une nappe en plastique, des totopas à grignoter avec sauce verte et rouge (genre tortillas qu’on utilise en France pour faire des nachos) et même une représentation assez kitch de Jésus !

On commande au fur et à mesure ce que l’on souhaite : tacos al Pastor évidemment, cebollas de cambray (oignons frais grillés), queso fondido con chorizo. Un régal ! Et pour pas cher en plus, et surtout loin des touristes !

Petit tour sur la Quinta (la grande rue touristique de Playa) où s’amassent les touristes, on y trouve des langoustes au même prix que celles qu’on a mangé au Belize, sauf qu’on avait en plus pour ce prix la journée entière de snorkeling et de pêche. Le plat le moins cher coûte le repas entier qu’on vient de se faire à 2, et on s’est fait pêter le bide !

Le comble: on nous propose une petite coupelle d’art mexicain à 200$ alors qu’on l’avait trouvé à 60$ à Tulum avant négociation. A ce prix là, il vaut même mieux retourner à Tulum en combi !

Bref l’ambiance est cool mais à prix exhorbitants. Je comprend tout à fait les gens qui aiment cet endroit, j’apprécie également, il y a de la musique, il fait bon, tout le monde est relax, mais ce n’est pas mexicain du tout il faut avoir ça en tête.

jeudi 20 septembre 2007

Jeudi 20 septembre: Tulum - Chetumal

Le lever de soleil à 6h, c’est foutu, on s’est levé à 8h. Petit déjeuner vue sur l’océan, un régal. Puis plage jusqu’à 10h, l’heure à laquelle on fait nos sacs pour déjà repartir. Vers la réception, on s’aperçoit qu’il y a des lits suspendus sur la plage et des hamacs, ça aurait été cool pour la sieste de la veille ! Enfin… A nouveau taxi pour rejoindre le village où le chauffeur tente encore de nous entuber : « 45 pesos - Ah non, c’est 40 pesos ! - Ah oui, ça doit être ça depuis votre hôtel, ok » Les pris sont en fait affichés au niveau du terminal dans le village, mais ils essayent toujours de voir le prix à la hausse, et ça doit fonctionner souvent…

Bus de Tulum à Chetumal. Au bord de la route, on voit des dégâts qu’a pu faire l’ouragan Dean passé il y a environ 3 semaines : des arbres arrachés, des toitures envolées, des murs écroulés... les maisons, enfin celles que nous voyons, sont toutes debout et quasi intactes. Ce sont plutôt les panneaux d’indication et surtout les panneaux publicitaires qui en ont pris un coup. Egalement l’enseigne de la station essance Pemex est à terre, celle du McDo déchiquetée.

A Chetumal, on prend l’hôtel le plus proche du terminal de bus, et probablement aussi le plus miteux ! Très peu d’eau (les canalisations se sont fait voler), une literie plus que repoussante, des poignées de porte collantes, une seule petite lucarne en office de fenêtre qui donne sur le resto voisin qui fait karaoké effroyable.

La rue est peu attirante également... pas moyen de passer toute la soirée ici, nous prenons un taxi pour nous poser en bord de mer (15$mx pour traverser toute la ville). Pas grand monde par là, l’eau est verdâtre et même mousseuse... on nous explique que c’est également une conséquance de l’ouragan. En remontant l’avenue principale vers le centre, l’animation apparaît peu à peu et les magasins ouvrent. Il est 18h, il est enfin agréable de se balader, la chaleur est un peu moins accablante.

On se trouve un petit resto assez typique, avec des petits vieux jouant aux dominos sur la terrasse. On les imitera avec un jeu de cartes.

Encore un bon repas ! - sincrozinadas en entrée - camarones al bojo de ajo (crevettes grillées à l’ail) pour JM - cocktail de camarones pour moi - 2 bières - 2 eaux de pastèque - licuido de platano (lait de banane) en dessert Le tout pour 250$mx, propina incluse (environ 18€ avec le pourboire)

Petit tour sur internet pour rassurer les gens qu’on est toujours là, et puis retour à l’hôtel (20$mx alors que la route est moitié moins longue qu’à l’aller). Pour la douche, on se contentera d’un maigre filet d’eau. Malgré la fatigue, on tarde à s’endormir : la chaleur est épouvantable dans la chambre surtout qu’on s’est glissé dans nos sacs à viande pour éviter d’être en contact avec les draps, les 2 petits valeurs ne font que brasser l’air chaud et nous bercer dans leur ronronnement qui fait même fuir les moustiques !

mercredi 19 septembre 2007

Mercredi 19 septembre: Tulum

Arrivée à Tulum prévue à 8h20. A 7h j’ouvre un oeil et crois reconnaître la station de bus de Tulum. Oui on y est bien, le chauffeur n’a rien annoncé. Heureusement qu’on connait déjà cette station pour la reconnaître... Nous tournons une bonne 1/2h à la recherche d’un hôtel hypothétique. Il y en a bien évidemment, mais nous avons choisi de suivre les panneaux du seul qui n’existe pas. Alors qu’on allait se rabattre sur l’auberge de jeunesse, un gars s’arrête pour nous proposer des cabañas sur la plage. Allez, pourquoi pas, notre but de la journée n’est pas de se reposer ?

Taxi pour y aller. Le chauffeur nous annonce 45$MX alors que le gars des cabañas nous avait annoncé 40$. Toute petite négociation gagnante, les prix étant affichés juste à côté des taxis.

Cabaña rustique mais c’est à quoi on s’attendait : un lit avec une moustiquiaire repoussante (mais bon elle n’est pas trouée c’est l’essentiel), une table et 2 chaises. Les murs sont en rondins de bois. Plage de sable blanc sans aucune personne dessus ! Eau turquoise en bord de mer, puis bleu foncé à cause des algues.

Petite baignade puis on s’en va au site archéologique de Tulum. Encore 40$ pour le taxi, là je crois qu’on s’est fait arnaquer. Surtout qu’il nous dépose au bout d’une impasse qui est l’entrée secondaire du site. Bah au moins on évite la foule noire de touristes se précipitant par l’autre entrée.

Le site de Tulum est pas mal, mais après avoir vu ceux qu’on a déjà fait, on est moins impressionés. Tout est impeccable, l’herbe tondue, les bords de chemins sont bien délimités par des rangées de pierres.

Mais ce qui fait le charme de ce site, c’est sa localisation au bord d’une plage des Caraïbes digne de ce nom.

Nous étions habitués à voir des sites sans personne et là c’est tout le contraire, avec un groupe de jeunes traquant un pauvre iguane et en criant dès qu’il bouge. Du monde partout, il faut plus ou moins faire la queue pour se prendre en photo devant LA carte postale (rendez-vous devant le Castillo, y a un supebe petit palmier, sable blanc, eau turquoise). Bon ok ca fait cliché, mais c’est vrai qque c’est beau cet endroit, sinon y aurait personne !

La visite est rapide et on se repose un moment juste à l’entrée du site afin d’observer ces flots de touristes, venant tout droit de Cancun, Xel-ha ou Xcaret. C’est facile à reconnaître, ils affichent fièrement sur leurs fesses, enfin sur leur short, un gros « Xcaret ».

Pour se rendre au village de Tulum, on décide cette fois de ne pas prendre de taxi qui pour nous s’en mette plein les fouilles. On part donc à la recherche d’un combi, on nous dit qu’il suffit d’aller au bord de la route. Il y a plusieurs sortes de personnes au Mexique : le tout petit vendeur qui essaye de nous refiler sa crème solaire et qui nous renseigne quand on le lui demande, et le gars qui attend qu’on lui achète une grosse et chère journée à Xel-ha ou ailleurs et qui nous indique avec un bref coup de tête la direction à prendre. Dans les lieux touristiques vous croiserez principalement des gens de la 2ème catégorie. Revenons à nos moutons, on tourne un petit moment pour trouver ce fameux combi qui nous fera économiser de l’argent, pour, au final faire comme tout le monde : prendre le taxi pour 30$.

Au village de Tulum, on tourne encore (qu’est ce qu’on aura tourné !) pour trouver un resto indiqué par un des chauffeurs de taxi, jusqu’à en trouver un qui a un nom pas si loin de celui qu’on a cru comprendre. On aura beau demander le nom exact, personne ne connait (non ne pas venir nous dire que c’est nous qui avons mal compris !) C’est pas grave, ce resto est comme ceux qu’on recherche . Pas de menu, il faut aller voir les casseroles en cuisine qui chauffent. On prend place sur nos chaises plastiques Coca-Cola, pour JM ce sera un caldo de camarones (bouillon de crevettes) et pour moi un mole, le tout arrosé d’un délicieux jus de pastèque frais, un régal ! Prix : 120$ pour 2 (environ 9€). Nous allons ensuite faire quelques courses pour le soir. Le supermarché se trouve à environ 2kms en direction des hôtels, on y va à pied en profitant des boutiques sur le bord de la route. Tous les magasins à touristes vendent la même chose : tapis du Chiapas, colliers, poteries... qu’est ce qui les différencie ? Est ce qu’ils arrivent à rentrer dans leurs frais ? Qu’est ce qui nous fait acheter dans l’un plutôt que dans un autre ? Pour nous ca sera cette indienne qui ne nous a pas sauté dessus quand on a jeté un regard dans sa boutique. JM aura facilement négocié avec humour et elle voudra apprendre à dire « 80 » en français... pas facile !

Quelques courses au supermarché puis taxi pour faire les derniers 2-3kms restants jusqu’à l’hotel (en tout 5kms du village à l’hôtel). Le taxi nous demande 40$, le même prix que depuis le village, pour la moitié de la distance. Quoi ??? On lui dira qu’on est pas d’accord, on lui donne 30$ un point c’est tout, il a pas à discuter. Ici, les taxis ont le monoploe, donc ils se gavent.

Petite sieste dans notre cabaña pendant les heures chaudes de l’après-midi, puis plage vers 17h. L’est y est toujours aussi bonne, mais le vent s’est levé et le soleil est caché derrière de gros nuages. Dommage, c’est le seul moment où on voulait profiter de la chaleur à son juste titre !

Très beau couché de soleil dévoré par les moustiques. On a beau mettre du répulsif dans la cabaña, elle est en bois « aéré » et seule la moustiquiaire du lit aura le dessus. De toute façon on est crevé !

mardi 18 septembre 2007

Mardi 18 septembre: Uxmal

Programme de la journée : UXMAL. Sauf qu’au moment de partir JM s’aperçoit qu’il n’a pas sa casquette. Ne serait-elle pas restée dans la voiture de Philippe ? Un rapide appel nous le confirme et donc taxi avec toutes nos affaires jusqu’à son local...

Là on s’aperçoit que l’heure est déjà bien avancée, déjà 11h30 et notre bus est à 12h à l’autre bout de la ville. Pas trop le temps donc de s’arrêter papoter avec Philippe, on repart tout de suite en avertissant le chauffeur de taxi qu’il n’a que 20 minutes pour traverser le centre. Challenge réussi, on achète vite nos billets et on se pointe devant le bus où une horlage affiche somptueusement 11h20... Il faudra qu’une fille du terminal de bus nous montre 3 horloges différentes pour nous faire comprendre que c’est ma montre qui avance de 40 minutes. Et exceptionnellement le bus à 20 minutes de retard. On poirotte donc une bonne heure.

Petite aparté sur les bus au Mexique : ils sont généralement ponctuels et de bon confort. Il existe plusieurs classes comme dans nos trains, la différence majeure résidant sur la présence ou non de toilettes. Les sièges parfois un peu plus confortables en 1ère quand on veut y passer la nuit. Par contre, dans l’un comme dans l’autre la clim y est à fond, prévoir donc dans ses valises un bon pull qui servira essentiellement à cet usage.

(Chema) Arrivée après 1h30 de voyage. Un semblant de fôret tropicale pointe son nez et il fait chaud. Après 5 minutes dans le site, on est littéralement bouffé par les moustiques. Heureusement on a pensé à la bombe anti-moustiques. Le couple de français à côté de nous fait rapidement demi-tour pour aller chercher la leur. Et ils auront raison car il faudra s’’en asperger toutes les 1/2h pour être plus ou moins tranquille. Première impression du site : la plus imposante pyramide du site nous fait face. Par là un iguane, ici un autre et là oh là là, un jaguar !! Mais non je déconne, juste un autre très gros cette fois-ci iguane, se prélassant au soleil. La visite nous impressionne par la richesse des scultures des temples mayas. Les motifs sont jolis, agréables à regarder (et bien conservés, ou plutôt restaurés). Nous mangeons quelques collations au sommet de la « grande pyramide » qui domine l’ensemble du site, vue imprenable, avec quelques aigles qui planent sur la fôret. Petite admiration devant un groupe de jeune qui monte sur la pyramide en petite chaussures et sans une goutte d’eau... Nous rejoignons le quadrilatère des nonnes, le temple des phallus (et oui, ca les intéressait aussi à cette époque), le trône aux 2 têtes de jaguar qui représente la vie éternelle, le palais du gouverneur...

Soudain je me rend compte que j’ai égaré mes lunettes. Marche arrière toute mon capitaine, il faut que je les retrouve pour le reste du voyage. Au bout du compte Fleurine les retrouve là où je me suis fait piquer par un insecte (pas un moustique), et en me baffant sur le lieu du crime (le nez), l’objet convoité s’est envolé dans les herbes. Fleurine rigole bien de ma sottise car je suis passé plusieurs fois à cet endroit sans les voir (Note de Fleurine : je me fous bien de lui aussi pour 1/ se frapper et ne pas faire gaffe que les lunettes tombent et 2/ pour le fait de voyager avec une tête en l’air qui m’a déjà fait un foin le matin pour ses lunettes ! )

De retour à l’arrêt de bus, un rideau d’eau s’écoule sur nous, juste le temps que le bus arrive. Sur le chemin du retour, on s’aperçoit que les quelques minutes de pluie ont suffit à inonder les villages aux alentours.

A Mérida le prochain bus pour Tulum est à 23h55 (trajet prévu de 8h), nous patientons à partir de 19h dans un café internet, puis dans un burger king au centre de la ville. Honte à nous nous direz vous, mais le Burger King est une longue histoire entre nous, et nous en faisons 1 à chaque voyage à l’étranger (un seulement !) A 23h55, le bus démarre, direction Tulum.

lundi 17 septembre 2007

Lundi 17 septembre: la côte du golfe du Mexique

Ce matin Philippe vient à nouveau nous chercher pour nous amener sur la côte du golfe du Mexique...

Nous passons d’abord par son local « Le Fin Gourmet », le fameux et très connu, surtout sur le forum du Mexique, puis petite halte dans une grande place, c’est à dire un grand centre commercial à l’américaine. Philippe nous montre quelques fruits et légumes locaux, dont le fameux gros avocat typique du Yucatan et les pitahays, fruits roses en forme de fleurs (vient de la fleur du cactus). Fruit tout rose à l’intérieur avec des sortes de pépins noirs qui se mangent, comme ceux du kiwi. Le goût s’y approche d’ailleurs pas mal. Nous prenons ensuite la route de la côte (environ 40kms) que nous longeons jusqu’à Telchac pour observer flamants roses, pélicans, frégates (oiseaux dont l’amplitude de leurs ailes leur permet de ne se poser que sur des cimes d’arbres ou similaires), cormorans. Nous longeons également de grandes maisons individuelles, de touristes canadiens particulièrement, bordant la plage.

Nous atteignons Telchac, un petit village bien mexicain. La plage est jolie mais un peu sale, et Philippe nous explique que c’est toujours ainsi : les mexicains sont sales, mais il n’y a de toute façon aucune poubelle et comme ici ce ne sont que des touristes mexicains, personne ne nettoie. L’eau par contre est bien bleue, avec 3 nuances différentes en partant du bord. Il y a également des bateaux de pêcheurs qui ont installés de longues cordes à des bambous afin d’y pêcher le poulpe.

Retour à Progresso pour grignoter un bout. Le serveur nous prend pour de parfaits touristes américains quand en voyant notre panière à totopos (ce sont nos tortillas style Doritos® qu’on utilise en France pour manger du Guacamole par exemple) vide, il nous demande : « More chips ? » Bon ok en France on dirait ça, mais qu’on nous dise ça au Mexique et en plus en anglais, non non et non !! De plus, là où nous avons mangé est le même système que la veille, c’est à dire qu’à l’achat d’une boisson on t’apporte des tapas yucathèques. Mais je crois que le serveur s’est un peu fichu de nous sur les quantités... Nous récupérons Naydy à la sortie de son travail à Progresso puis retour sur Mérida. Philippe fait un petit détour par le quartier chic de Mérida pour nous montrer les belles grandes maisons, et également pour y voir une belle représentation du Mexique, pays de contrastes : au bout d’une rue où les maisons font au minimum 300m² avec de belles voitures garées devant, se trouvent des maisons, voir des cabanes délabrées où vivent des familles entières d’autres mexicains. Au Mexique, il y a les riches et les pauvres , la classe moyenne est très petite.

On achète quelques bières et on va chez Philippe et Baydye pour la soirée. Ils commandent des tacos el Pastor qu’on se fait nous même, bien installés sur leur nouvelle terrasse au 1er étage de leur maison. L’air est bien agréable le soir. Un tacos : - une tortillas (blé ou maïs, selon ce que vous préférez) - de la viande el pastor (porc) - oignons (non cuits) - coriandre (en option) - sauce verte, sauce rouge - sauce piquantes (2 gouttes, pas plus, ni moins!) - citron - ananas Miam miam miam !!!

Naydy nous ramène à l’hôtel après cette très bonne soirée...

dimanche 16 septembre 2007

Dimanche 16 septembre: les Cénotes

Cénote : Les cénotes (du maya dz'onot) sont des gouffres ou avens remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer (s'ils communiquent avec l'océan par des failles). On les trouve en Amérique du Nord et centrale, et plus particulièrement dans la péninsule du Yucatán au Mexique. Ils font office de puits naturels qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur...

5h00 : le téléphone sonne, c’est mon sac qui arrive ! Bon il attendra bien jusqu’à 7h00...

Petit déjeuner et bonheur de pouvoir enfin se changer, direction l’hôtel Castellano où nous avons rendez-vous avec Philippe, du forum du Mexique. Il arrive un peu en retard et en taxi, ayant oublié qu’étant le jour de l’indépendance, le centre-ville est bloqué par un défilé. (Chema) : Direction la maison de Philippe où nous rejoignons sa femme Neydy et deux amis à eux, Luis et Lily et leur petite fille Sophia. Et en route pour une petite balade à la découverte des cénotes !

Cénote : Les cénotes (du maya dz'onot) sont des gouffres ou avens remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer (s'ils communiquent avec l'océan par des failles). On les trouve en Amérique du Nord et centrale, et plus particulièrement dans la péninsule du Yucatán au Mexique. Ils font office de puits naturels qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

Sur le chemin, nous croisons des petits villages où on circule par l’intermédiaire de « tricicletos » (sorte de vélo à 3 roues, 2 à l’avant, où on peut transporter d’autres gens). Jusque là rien d’anormal, mais lorsque les villageois utilisent la moitié d’un scooter au lieu de pédaler sur un vélo, on trouve ça amusant !

Nous croisons également une église de style européen classique, abandonnée et barricadée. Mais qu’est ce quelle fait là, cette église ? Surement lors de la conquête, une petite communuté pratiquante serait venue dans ces terres reculées pour évangéliser la population locale...

Un peu plus loin, les maisons des villageois nous étonnent : les murs en chaux sont de forme ovale, et le toit est en paille ou similaire, et doit s’envoler au premier ouragan. Certaines toitures sont retenues par des cordes, comme si on empêchait une montgolfière de s’élever. Au milieu, une arène de corrida faite « maison » : ici aucun béton, pas de peinture rouge, mais un assemblage de bois en forme circulaire, un peu de feuille de palmier pour cacher le tout, et nous voici avec une belle arène artisanale. J’espère que les taureaux ne sont pas trop costauds !

Arrivés à notre destination, nous rejoignons un petit terrain de terre en guise de parking où nous attend notre prochain moyen de transport pour atteindre ces précieux cénotes : des rails espacés de 50cms, une charette en bois, un cheval bien maigrichon et notre cochet. Ces rails et charettes étaient utilisés par une hacienda maintenant à l’abandon. Les villageois avaient gardé les rails pour aller chercher de l’eau. L’assise est un peu dure, mais finalement c’est ce que nous recherchions, quelque chose d’authentique (ou presque dixit Philippe, parce que le tourisme arrive tout doucement et qui dit tourisme... ) Le principe de ces cénotes est très simple : le gars qui nous conduit sur sa charette nous mène d’abord à une première cénote, nous y restons le temps que nous voulons puis il nous conduit à une seconde cénote, et enfin à une troisième. Il reste avec son cheval en nous attendant...

Le premier cénote est immense et l’eau d’un bleu turquoise splendide. L’eau y est tellement claire que l’ont croit pouvoir toucher le fond qui se trouve facilement à 5m de profondeur. L’endroit est magique mais n’arrive pas à la ceinture du deuxième cenote. Cette fois-ci l’accès est légèrement plus périlleux. Il faut faire attention là où on marche car il y a quelques trous dans le sol, ceux-ci laissant rentrer des rayons de soleil en faisceaux à l’intérieur des cénotes.

Nous descendons l’escalier qui nous mène à une vingtaine de mètres de profondeur et la magie opère : de longues racines d’un arbre tentent de toucher l’eau pure, la lumière du soleil traverse cette eau limpide et donne cette couleur turquoise unique à cet endroit. Nous nous y baignons et prenons le temps d’apprécier cette merveille de la nature...

Et nous repartons sur notre charette pour le 3ème et dernier cenote. L’accès cette fois est beaucoup plus difficile puisqu’il faut descendre à travers un trou de 1,5m de diamètre à l’aide d’une échelle droite en bois. Ce dernier cénote a un nouveau style, les quelques rayons de soleil atteignent directement le centre du cenote où se trouve une sorte de petit îlot sous-marin.

De retour de cette fabuleuse balade, nous allons nous restaurer dans un des restos préférés de Philippe (après son resto Le Fin Gourmet !), le D’pilou. C’est un resto qui a le même principe que les bars à tapas en Espagne : à l’achat d’une boisson on nous offre un plat Yucathèque. Que cela ne tienne, la table se remplit de tacos, pozole, guacamole, ceviche et autres spécialités culinaires de la région. Une deuxième tournée de bières et hop, cette fois-ci nous avons de la longanisse, des taquos de requins et autres plats dont je ne me rappelle plus le nom... au total, une trentaine de petits plats sont passés sur notre table, sans oublier les fruits, mangue, jicama, orange... Autant dire qu’on s’est pêté le bide !

De retour à l’hôtel nous nous jettons sur le lit pour digérer la nourriture et l’émerveillement de cette journée.

samedi 15 septembre 2007

Samedi 15 septembre: Chichen Itza et Mérida

Debouts à 7h, RDV avec Anya, une polonaise rencontrée à l’auberge de Tulum et qui fait exactement le même trajet que nous pour le moment. On part de bonne heure pour être dans les premiers à arriver sur le site de Chichen Itza. 1/2h de marche (site à environ 2kms de Piste) et nous voilà sur le parking du site : personne ! Une fois entrés, seulement une famille mexicaine par ici, 3 routards par là, et nous... le bonheur !

Tout est encore très brumeux quand on arrive devant « el Castillo », mais tout se lève d’un coup, nous laissant découvrir peu à peu cette merveilleuse pyramide. Et à 9h, le soleil tape déjà pas mal !

Nous commençons par la partie Toltèque-Maya, la principale. L’avantage de ne plus pouvoir monter sur la pyramide principale, c’est qu’on peut faire des photos sans prendre personne dessus !

Un vendeur de « babiolles » s’approche de JM et lui propose d’échanger sa casquette contre une reproduction du calendrier maya. Mais il fait trop chaud ici pour se passer d’une casquette ! Il lui proposera alors d’échanger avec ses chaussures, ou son tee-shirt. Le calendrier nous plaisant bien et JM ne voulant pas rentrer à poil, on l’échangera pour finir contre quelques pesos négociés ! On recroisera ce jeune veduer 3 autres fois, avec des yeux de plus en plus envieux et nous proposant tout plein de choses à échanger contre la fameuse casquette.

Au détour d’un petit temps, je croise un américain qui me demande si Boubou, attaché sur mon sac, voyage toujours avec moi. Il me présente alors « Ma Vache », son compagnon de voyage autour du monde.

Plus loin, nous sommes impressionés par la taille du jeu de balle où quand on tape des mains au centre du terrain, on entend 7 fois l’écho, dixit Le Routard, essayé et approuvé !

Sur le site se trouve également des cénotes, des puits naturels géants où on faisait toutes sortes de sacrifices, même humains. C’est impressionant...

Un vendeur Maya discute avec JM, lui montrant les « grandes » similitudes entre le maya et le français : « Cheveu » se dit « mèche » « Nez » se dit « ni » « Bouche » veut dire « dos » Bon un peu tiré par les cheveux à notre goût (tout est bon pour vendre !) mais il nous apprend aussi des choses intéressantes sur la culture maya d’autrefois : ces similitudes dans le vocabulaire viennent de l’évangélisation qui a été faite par des français. De plus, le nom « Chichen Itza » vient du rassemblement entre 2 peuples de ces noms là respectivement. Il nous dit plein d’autres choses, mais ma faible compréhension en espagnol et ma mémoire d’éléphant (!) ne me permettent plus de raconter tout ca...

La partie purement maya du site est également très intéressante, différente, mais la matinée ayant bien avancé le site est maintenant remplit de touristes et la chaleur nous tient à bout.

Après le site, un bref appel à l’aéroport pour prendre des news de ma valise ui devrait nous rejoindre demain matin à Mérida !

Dans le bus de Chichen à Mérida, Anya nous offre en remerciement de la journée avec nous une glacé au maïs achetée dans le bus à un vendeur ambulant. Ces vendeurs montent au détour d’un tope (sorte de ralentisseur souvent artisanal), puis redescendent du bus au vilage suivant. Je ne sais pas comment sont faites ces glaces sorties tout droit d’une glacière et je ne veux pas le savoir, mais j’ai l’impression que je vais signer l’arrêt de mort de mes intestins qui se portent jusqu’alors très bien ! Mais c’est aussi difficile de refuser... La glace au maïs.... étrange, mais pas trop mal. Et puisque j’ai l’impression qu’on a franchi le pas de trop pour la bouffe, autant continuer en achetant à notre tour à un autre vendeur ambulant un paquet de chips maison (des chicharons) qui est en fait de la peau de cochon grillée ! Pour moi ça a le goût de chips d’apéro, donc pas de problème.

Arrivés à Mérida, on traverse tout le centre à pied pour rejoindre notre hôtel. Puis on s’en va manger sur une sympathique place au nord du Zócalo et après une petite sieste, direction le centre pour « el grito » ! (Histoire d’el grito : http://www.mexique-fr.com/independencia.php )

Il y a un monde fou sur la place, et surtout la chaleur y est accablante. Il y a une scène avec une chanteuse mexicaine, une autre dans le même genre (avec de la danse), les sons ne se mélangeant pas d’un ton très mélodieux ! Un petit groupe de djumbé d’un côté, un combat de coqs qu’on a jamais trouvé de l’autre. Assis sur une marche, on s’amuse à regarder les gens, surtout les jeunes ados frimant devant les filles, ou une petite fille avec la panoplie du fêtard national : un drapeau, un sifflet, un sombrero. Nous aussi avons notre petit drapeau maxicain et nous nous mélangerons à la foule pour crier avec elle « Viva Mexico, viva !! » Le grito devait être fait à 22h50, mais on attendra la gouvernante du Yucatan pratiquement 10 minutes, puis on essayera de la voir par l’intermédiaire d’un écran géant où le cameraman à dû s’endormir en train de filmer le sol . Ah ces mexicains ! Cependant, nous sommes agréablement surpris par le spectacle pyrotechnique, le tout sur un fond de Mariachos et d’un gars criant sans arrêt au micro : Viva Mexico ! Viva Yucatán ! C’est très entrainant et tout le monde y va de son drapeau.

La nuit continue par un concert (avec un chanteur cubain, pas mal pour une fête nationale!) mais pour nous dodo car demain on se lève de bonne heure.

vendredi 14 septembre 2007

Vendredi 14 septembre: Coba

On se prépare vite fait (pas dur quand on a qu’un jean et un tee-shirt !) et après un petit déj. à l’auberge, direction le terminal de bus pour Coba (1h de trajet avec ADO 1ère classe y avait pas le choix).
Le bus s’arrête au bord d’une route et nous annonce : Coba ! On descend, le car repart. Euh… c’est vraiment là Coba ? Il y a quelques habitants qui nous confirment que nous sommes au bon endroit, il n’y a plus qu’à suivre la route...

(Chema) Après 1km de route au milieu de nulle part, nous atteignons l’entrée du site avec 5-6 bus de touristes stationnés devant. Finalement, nous ne serons pas tous seuls .

Nous pénétrons sur le site, marchons allègrement en découvrant les premiers vestiges.
Un « entrepôt » de vélo sur le bord du chemin, on nous propose de nous en louer pour visiter le site. Il n’y a « que » 4kms aller-retour à faire, on décide de les faire à pied. Mais nous avons oublié le facteur chaleur qui font des 4kms un long trajet quand même ! On dégouline et on s’arrête tous les 200m pour boire un coup.

Arrivés à la grande pyramide, nous la gravissons sans peine dans les 10 minutes qui séparent 2 hordes de touristes. Nous pouvons ainsi profiter presque seuls du paysage magnifique, lac, forêt à perte de vue. Nous nous sentons puissants si haut.

Après la descente, nous nous rafraîchissons avec des boissons fraîches achetées sur le site (au moins 2x plus cher) et 2-3 échanges avec des guides locaux qui parlent Maya entre eux. Et c’est reparti pour le retour sous une chaleur de plus en plus accablante.


(Xochitl)
Petite définition des hordes de touristes américaines :
Des bedaines à l’air, parlant fort l’anglais, et s’approchant de toi quand tu prends une photo d’un insecte en disant très fort : « qu’est ce que c’est ? Qu’est ce qui a à voir ? Ah, c’est juste une grosse sauterelle ? » (d’un air déçu)
Quand t’as 10 personnes qui sont venues te voir et que ta sauterelle est encore là, tu peux dire que tu as de la chance !

Le site est encore en fouilles, si nous revenons dans une dizaine d’années, peut-être sera-t-il aussi connu que Chichen Itza ou Uxmal...

Petit repas sympathique de quesadillas con rojas.

Le bus ne passe qu’en fin d’après-midi, nous allons donc l’attendre, avec 2h d’avance, sur une terrasse.
Là on recroise une fille, Anya, qui était avec nous à l’auberge de jeunesse de Tulum et elle nous dit qu’elle a pu voir des crcocodiles pas loin sur un ponton. On décide donc d’aller voir à notre tour et là un gars nous dit que pour aller sur le ponton, faut payer 10 pesos chacun. Un peu cher pour faire 3m sur un bout de bois et voir un truc naturel !
On revient donc sur nos pas et 100m plus loin, là où il n’y a pas de ponton, alors qu’on voulait juste voir un oiseau, on aperçoit un de ces fameux crocodiles : entre 4 et 5m de long !

Retour sur la terrasse, là je demande à JM d’aller téléphoner pour ma valise toujours perdue. Il y va donc, un peu plus loin pour trouver un téléphone en état (ce qui n’a pas l’air d’être courant dans la région !)
Là le bus arrive, le dernier de la journée. Pas de JM en vue, je l’appelle et court dans tous les sens sans le voir, tout le monde me regardant, intrigué.
Je demande au chauffeur d’attendre 2 minutes pour mon ami que j’ai perdu. Ok... puis il va faire demi-tour et avance tout doucement...
Là je vois JM au loin qui court pour revenir.
Je ramasse toutes nos affaires sur la terrasse puis fait des signes au chauffeur que ça va être bon. J’explique aussi au gars de la terrasse que je n’ai pas d’argent pour payer le coca mais que « mon amigo » arrive pour le faire.
Je grimpe vite dans le bus en gesticulant à JM de payer le coca.
Mais le gars n’a pas de change sur nos 200$, il me voit déjà dans le bus et dis donc d’un signe à la main de filer à JM, tant pis pour le coca...
Ca, je suis pas sûr de trouver des gars sympas comme ça en France !

On arrive à Piste, le village de Chichen Itza, où on se trouve un petit hôtel. On rêve d’une douche bien fraîche, pas de chance l’eau est en panne.
Le temps d’aller s’acheter un petit snack pour le soir (les magasons Oxxo ne vendent que des chips et des boissons !), l’eau est revenue, et la douche bien appréciée.

jeudi 13 septembre 2007

Jeudi 13 septembre: L'arrivée


Ca fait peu une nuit de 5h…

Heureusement avec les 11h40 de vol (Amsterdam – Cancun) je pourrai avoir du temps pour dormir !
A l’aéroport, je suis décidément déjà trop vieille pour comprendre la haute technologie. Fini le vieux papier pour le billet, maintenant pour être moderne c’est le «e-billet». On arrive à l’aéroport avec un mail imprimé chez soi et on s’enregistre tout seul comme un grand à une borne. Ok fastoche !
Sauf que leur truc est incompréhensible, on nous demande de présenter son passeport mais non, toi t’as forcément LA version passeport qui ne convient pas sur la machine, mais ça te le dit même pas... Puis comme le vol est pour l’Amérique, il faut rentrer sa date de naissance et compagnie…

Ah ça y est, mon billet sort ! Ne pas oublier de valider sur l’écran qu’on a prit la 1ère moitié du billet sinon on a pas la fin.
Ah oui, on ne choisit plus sa place dans l’avion car on l’a déjà fait en achetant son billet (ah bon ?)
Bon la Madame derrière son comptoir est toujours là pour récupérer le bagage, au moins ça évite d’avoir remplacé l’homme par la machine, pas de chômage, et je dirai même que ça a créé des postes puisque maintenant il faut un mec à chaque machine qui t’explique comme elle fonctionne !

Ensuite arrive mon moment préféré : la sécurité ! Comme à l’accoutumée faut se dessaper devant tout le monde, j’adore…
Mais ça doit être mon jour de chance, je n’ai que ma ceinture à enlever.

Arrivée à Amsterdam, 50 minutes pour changer d’avion, c’est décidément mon jour de chance en 5 minutes je suis à la douane et ma porte d’embarquement est juste après. Pas trop de réjouissance, je sais que la chance va tourner…

L’avion n’est pas plein et je m’apprête à changer de place pour être plus confortable quand mon voisin commence la discute. Carlos est mexicain, il vit à Playa del Carmen, sa copine est française, ou belge, j’ai pas trop comprit. Il vient d’obtenir un job en Espagne et espère que son voisin au Mexique n’a pas oublié d’arroser ses plantes !
Nous discuterons pas mal durant le voyage, lui en anglais, moi en baragouinant quelques mots.

L’arrivée à Cancun est sympa, l’eau est magnifique ! Sur terre, je suis surprise de ne voir que des arbres partout. Bon je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en fait, mais on ne voit aucune ville.
A la sortie de l’avion je suis le troupeau de touristes (dont je fais parti) pour passer l’immigration. Carlos a une tête de mexicain, un douanier vient le voir et lui demande son nom. Il s’appelle juste Carlos, mais ça suffit pour le faire passer devant tout le monde.
J’avance donc avec le reste du troupeau. Derrière moi un coule de français du nord (j’ai rien contre eux, j’ai juste reconnu à l’accent !) jouent leur vrai français : la douane pas encore passée ils allument déjà leur portable, l’homme découvrant avec peine qu’il n’a pas l’option internationale.
Puis critique du douanier qui ne vas pas assez vite : « Ca doit être l’heure de la sieste ».
Enfin quand un gars se met à éternuer, ils font la remarque : « Ah ça, ça doit être un mexicain qui éternue ! » Euh aussi doivent être doués en accents étrangers… Ils pensent que tout l’avion va s’installer dans le même complexe hôtelier… (Ah ?)

Bref douane, puis récupération des bagages. C’est là que ca se complique !
J’entends un gars baragouiner quelque chose qui ressemble à mon nom. Le gars en question m’annonce que je fais partie des 3 passagers dont le bagage est resté à Amsterdam pour une raison inconnue (oh le vilain !)
Je crois que je me suis trop moquée de l’anecdote racontée par Bern sur le forum du Mexique !
Ce n’est pas grave, il y a un autre avion d’Amsterdam demain soir, je n’ai qu’à donner le nom de mon hôtel et on me l’apportera. C’est là que je regrette de ne pas être un touriste lambda qui va rester 10 jours coincé dans son hôtel !
Je récupère donc simplement un numéro de téléphone à appeler demain soir (sauf que le numéro n’est accessible que de 12h à 18h et que l’avion n’arrivera pas avant 23h… on verra bien).

A Cancun comme à Mexico, pour sortir avec son bagage il faut appuyer sur un bouton :
- vert  tu passes
- Rouge  on fouille

Le douanier a pitié de moi avec mon petit papier jaune pour seul bagage, il m’épargne du bouton, alors que j’ai quand même mon petit sac de cabine bourré de bouquins… je suis heureuse de voyager qu’avec ça, ça va être super pratique !
Là je retrouve Carlos. Je lui explique mes malheurs, lui aussi doit avoir pitié de moi : il me mène gentiment aux arrivées nationales où j’attend JM.

L’attente de JM est longue, j’hésite entre la chaleur extérieur où il doit faire 33°C (je suis en jean et en pull, et je n’ai que ça) et le froid climatisé de l’aéroport…

Ouf l’avion de JM arrive comme prévu, et lui aussi !
Achat du billet de bus et on part directement à Tulum (2h45).

Là mon premier repas mexicain ne me déçoit pas, au contraire de ma première venue au Mexique il y a 5 ans : enchiladas poblanas al queso, et chile rellenos pour JM.
Et en entrée : chicharron de queso con guacamole.
La bouffe est comme je l’imaginais !!

Après le repas on essaye de planifier un petit itinéraire pour les prochains jours mais la fatigue l’emporte, on verra ça plus tard…