Xoxo et Chema: retour au Mexique!

mardi 25 septembre 2007

Mardi 25 septembre: Belize puis retour au Mexique

Aujourd’hui nous quittons Caye Caulker mais en profitons encore un peu le matin. On aime cette ambiance ! Bon y a pas grand chose à faire mais on a l’impression de connaitre tout le monde. Les locaux viennent te tendre la main poing serré en t’appelant « My friend ». Il y a du reggae un peu partout, ambiance vraiment décontracte. Il y a 2-3 familles avec des grosses mamas noires qui rient à gorge déployée au bord de l’eau et leur rire en est presque contagieux ! Après une petite baignade dans une eau translucide et parmi les poissons, nous allons nous remplir la panse d’un merveilleux club sandwich et d’un cheese burger.

Le bateau pour Belize City part à 15h, nous y rejoignons Daniel et Jana . Une fois sur le continent nous allons à pied au terminal de bus pour s’imprégner un peu de l’ambiance locale. C’est tellement différent du Guatemala ou du Mexique ! Déjà par la couleur de peau, je n’ai jamais fait autant touriste de ma vie ! Et puis il y a beaucoup de monde, de la musique ragga qui sort des magasins. Nous nous arrêtons dans un pour y acheter un CD local.

On attend 3/4h notre bus express pour Chetumal. Quand nous le voyons arriver on se demande si c’est vraiment un bus express comme indiqué sur sa carrosserie: Tout de métal, forme carré, genre bus scolaire jaune américain. Un gars qui portait des sacs vient nous demander de l’argent pour nos sacs qu’il n’a pas porté ! A l’intérieur du bus ce sont des banquettes vertes, toutes carrées, où quand on s’y assoit le plus droit possible nos genoux touchent encore la banquette de devant. Bon je sais qu’on est assez grands, mais quand même ! Quand la musique démarre, 3 petits néons bleus au devant du bus se mettent à clignoter en rythme. J’adore !

En chemin des gens montent dans le bus jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de place et qu’une bonne dizaine de voyageurs restent debout. Puis on s’arrête au milieu de rien, il fait nuit noire, un gars descend, un autre descend 200m plus loin. Où vont-ils, enfin plutôt comment savent-ils qu’ils sont arrivés à bon port ?

Rien à déclarer à la frontière entre le Belize et le Mexique. Comme à l’aller, je remarque qu’entre les deux frontières se trouve un immence casino qui semble luxurieux. Curieux quand on voit que de chanque côté de la frontière rien ne parait aussi flamboyant...

Du côté mexicain je reste encore ebahie devant les panneaux publicitaires déchiquetés par l’ouragan Dean. Ca me rappelle qu’à Mérida les gens les avaient tous enlevés. Est-ce par ce qu’on est dans une partie moins visitée, avec de plus petites villes qu’ici les panneaux n’ont pas été enlevés en préventif ?

A Chetumal, nous avons le choix entre 2 bus :

- 23h30 en 1ère classe, 4h pour rejoindre Playa

- Minuit en 2nds classe, 5 à 6h pour rejoindre Playa

Nous obtons pour le second bus, la seule différence entre les 2 classes étant la présence de toilettes. Dans les 2 nous savons que la clim sera à fond et qu’on se pèlera. Et au moins avec le 2ème bus on arrivera plus tard à Playa del Carmen, nous laissant un peu plus de temps pour dormir. Daniel et Jana descendent à Tulum juste avant nous.

lundi 24 septembre 2007

Lundi 24 septembre: Snorkeling

Aujourd’hui nous allons faire la principale activité de l’île : de la plongée masque et tuba, ou pour être moderne on dit du snorkeling. Il fait un temps radieux, la journée s’annonce belle.

Nous sommes 10 au total sur le bateau : nos 6 potes de la veille, un couple d’allemand (encore !) que nous avons rencontré à notre hôtel et nous. Plus bien evidemment le gars qui conduit le bateau, un gars sorti tout droit de la Jamaïque (l’île de Caye Caulker y ressemble fortement à la Jamaïque !), et son « homme à tout faire » qui entre autre gardera le bateau pendant nos plongées. Nous atteignons un premier site de plongée dans une réserve natuelle. Nous y sommes accueillis par une horde de requins ! Et là le gars nous explique qu’il faut sauter.

...

Euhhhh

...


Ici les requins sont totalement inoffensifs et mêmes amicaux. Nous, nous avons des chats et des chiens en animaux de compagnie, ici ce sont des requins et des raies que nous pouvons toucher et embrasser ( ?). La peau des requins est un peu rapeuse, alors que celle des raies sont plus molles, je dirai un peu gluante. En tous cas c’est magique de pouvoir nager avec ces animaux...

Le second site de plongée n’est plus dans le parc, donc un peu moins de poissons mais une belle barrière de corail qui dépasse même parfois le niveau de l’eau tellement celui-ci est bas. L’eau est totalement transparente, nous avons même pied alors qu’on se trouve à des dizaines de kms de la terre ferme. Nous suivons notre guide qui nous montrera différentes espèces de faune et de flore, malheureusement pour moi les explications sont en anglais.

Nous traînons encore un peu dans l’eau et à notre rythme nous rejoignons le bateau où nous attend un bon sandwich au thon.

Ensuite nous partons pêcher la langouste, encore avec masque et tuba. Comment ça se pêche ? Faut demander à JM qui est le seul à y être arrivé ! Il faut plonger (déjà là je suis pas très douée !) et regarder dans les creux des roches sous marines, c’est là qu’elles se cachent. Avec un pic il faut aller la chercher et l’embrocher pour la sortir de sa cachette. Puis dernier coup de pic dans l’abdomen et elle est inerte. Au total nous récolterons 6 langoustes et un crabe.

Vient ensuite le moment de la pêche à la ligne depuis le bateau. Nous serons très doués pour nourir les poissons avec nos apâts, mais pour ce qui est de ramener des poissons c’est une autre histoire ! Au total : 4 poissons.

Retour sur l’île au milieu de l’apreme où nous découvrons nos 1ers coups de coleil. Nous avons bien pensé à nous couvrir sur le bateau, mais le dos en a pris un coup pendant la plongée, nous laissant des fesses bien blanhes et tout le reste bien rougit !

L’île de Caye Caulker nous paraît maintenant bien plus agréable que la veille. Il fait un beau soleil et les cocotiers sont magnifiques, paradisiaques même. Le soleil se couche progressivement dans une ambiance de reggae. Ca c’est les vacances !

En début de soirée nous retrouvons tout le monde pour le repas. En y allant JM croise un couple de français qu’il avait vu à l’aéroport de Lyon prendre le même avion que lui. Le monde est petit et Caye Caulker encore plus, nous y croisons toujours les mêmes personnes !

Pour le repas : nos langoustes et nos poissons pêchés dans l’après-midi, avec une sorte de gratin en sauce de patates et du riz cuit dans de la coco. Succulent ! Quelques bières et une belle soirée avec nos compagnons de voyage.

On dit au-revoir à Tobias et Pétra en se donnant RDV dans un an pour la fête de la bière à Munich !

dimanche 23 septembre 2007

Dimanche 23 septembre: Du Guatemala au Belize

Alors que le chemin se transforme en chemin boueux où on se demande quand on va s’enliser, le bus s’arrête au milieu de rien, un gars monte, puis redescendra quelques kms plus loin, toujours au milieu de rien. Qu’est ce qu’il faisait là ce gars ?!

Frontière du Guatemala : nous sommes contens d’avoir pu dépenser tous nos quetzals pour ne pas avoir à faire le change au black. Connaissant également la frontière, nous y allons d’un pas décidé. Là le douanier tamponne mon passeport et me demande 10Qz. Ah non non, celle là on ne me l’a fait plus, déjà on nous avait demandé ça à l’aller, on lui explique que c’est totalement illégal. On lui demande où c’est écrit, il nous répond que son ordinateur il le sait, lui. Et puis au Bélize c’est 30Bz (12€), alors on va pas chialer pour les 10Qz (1€) qu’il nous demande ! Bon ok c’est pas grand chose, mais quand on sait que c’est illégal et que chaque touriste qui passe est arnaqué de cette somme... ça peut vite monter ! Encore un réveil matinal pour prendre le bus qui nous mènera à Belize City. Un avantage : le bus vient directement nous prendre à el Remate, devant la pension. La classe ! Le chauffeur range nos affaires et nous montons dans le bus qui démarre. Et là on voit qu’il n’y a plus qu’une place pour 2... et en prime au dessus de la roue ! Je me prépare à passer le voyage debout (5h !) quand on me montre des strapontins. Le dossier arrive au milieu du dos et n’est constitué que d’une simple barre en fer, mais c’est toujours mieux que d’être debout. Le voyage va être long ! Le truc c’est qu’on avait fait exprès de dépenser tous nos Qz pour ne pas payer, mais le gars lui il nous rend pas nos passeports tant qu’on ne paye pas... Une âme généreuse du bus nous fait l’échange avec des dollars béliziens. L’âme généreuse c’est Tobias, un allemand de notre âge dont nous ferons plus ample connaissance un peu plus tard.

Pour les futurs personnes qui nous lisent et qui passeront cette frontière : demandez d’avoir un reçu officiel contre votre argent, le douanier en sera bien incapable et devrait vous faire passer sans problème !

En remontant dans le bus je vois que mon sac était en fait posé depuis le début sur un siège bien confortable. Et bien j’espère qu’il en a bien profité parce que maintenant ce siège il est pour moi !

Nous arrivons à Belize City où nous avons un bateau-bus 1/2h plus tard pour l’île de Caye Caulker (prononcer « Kikaulker »). Retrait rapide d’argent puis discutons avec d’autres backpackers en attendant le bateau. Nous ferons meilleure connaissance plus tard avec eux en passant notre séjour sur l’île en leur compagnie : - Tobias et Petra : allemands, 26 et 25 ans. Bien qu’ils n’en ont pas dû tout l’air, ils font le tour du monde. Ils viennent de Munich. - Daniel et Jana : allemands de Frankfort, mormonds, 28 et 22 ans, en voyage pour 6 semaines. - « Oran » et Yael : israëliens de Tel Aviv, juifs, de voyage pour 6 et 2 mois respectivement. Nous avons tous ou allons tous faire le Mexique, le Guatemala et le Belize.

Nous arrivons à Caye Caulker dans une atmosphère vraiment plombante. Là, plein de gars nous tombent dessus pour nous proposer des hôtels. Bien qu’on en a un plus ou moins en vue repéré dans le Routard, on finit par accepter de nous faire mener à des bungalows, à condition d’avoir le même hôtel que nos 6 potes mais qui eux partent avec un autre gars. On demande quand même à notre chauffeur de nous mener à l’hôtel qu’on a repéré mais il tient à nous montrer des cabanes sur le bord de la plage.... ok.... mais celles-ci sont horribles et on lui demande donc de nous amener maintenant à notre hôtel. Il nous explique alors que si on va au nord de l’île, là où il y a le meilleur (en fait le seul) endroit pour se baigner c’est plus cher. On s’en fou, on veut notre hôtel. Mais nous, il nous mènera encore ailleurs...

Moi j’en peux plus de ces gars avec qui il faut toujours négocier et à qui on demande un truc et on en a un autre. On est fatigué, le gars a gagné et on prend son hôtel qui n’est pas trop mal. Ma seule condition : nous amener à l’hotel de nos 6 potes. On retrouve ces derniers aux premières cabanes qu’on avait vues, ils ont l’air aussi emballés que nous ! Pour finir ils s’installeront tous les dans l’hôtel qu’on avait repéré dans le routard et où notre « chauffeur » n’a jamais voulu nous poser.

A première vue, l’ile de Caye Caulker nous parait pas si top que ça. Oui il y a de beaux palmiers, mais qu’est ce que c’est sale ! Des déchets partout, quel dommage ! Il n’y a pas non plus de véritable plage, l’endroit pour se baigner, le « split », est en fait un espace laissé par un ouragan qui a coupé l’île en 2. Et pour courroner le tout, il se met à pleuvoir...

A 18h nous retrouvons les 6 autres routards pour manger d’excellentes langoustes grillées. C’est marrant, les repas sont servis dans des boîtes en polystyrène genre McDo. Des langoustes, du riz, de la purée cuite au coco, le tout arrosé de Cuba Libre, un régal ! C’est ce soir là où on apprendra un peu plus sur la vie des mormonds quand Daniel et Jana nous expliquent qu’ils ne boivent pas d’alcool. Puis les israëliens nous racontent un peu leur vie à Tel Aviv où il n’est pas plus dangereux de vivre qu’ailleurs dans le monde. J’essaye de sortir mon faible vocabulaire allemand... Bref soirée intéressante, je reste juste très frustrée de ne pas pouvoir m’exprimer dans la langue de Shakespeare comme je le voudrais...