Finalement nous arriverons à 4h45 du matin à destination. Nous somnolons à tour de rôle dans le terminal de bus pour attendre une heure un peu plus raisonnable pour se rendre dans un hôtel. L’heure raisonnable sera 7h du matin. Ainsi nous avons économisé une nuit d’hôtel et pouvons terminer notre nuit dans un lit bien confortable ! Surtout que pour nos 2 dernières nuits ici, on a pas pris l’hôtel le plus minable (ça change !) Vers 10h petit déjeuner mexicain : huevos rancheros ! (omelette sur une tortilla grillée couverte de frijoles). Nous nous retrouvons sur la plage où nous louons (et oui faut payer, mais faut aussi bien négocier) des transats pour la journée, jouissant d’une belle plage de sable blanc et d’une eau turquoise magnifique. Même que l’orage au fond sur l’île de Cozumel nous aura épargné !

Nous profitons ainsi de l’après-midi jusqu’à ce qu’une bande d’américains se poste juste devant nos transats et demande qu’on leur installe une table à cet endroit. Notre vue se réduit tout à coups à 3 chaises vertes, une table verte, 3 transats jaunes et 6 américains grassouilleux sur le tout. Le spectacle est à son apogée quand l’un d’eux se met à gerber dans le sable juste devant nos yeux ! On aura beau râler auprès du serveur, celui-ci nous explique qu’il n’y peut rien, ici ce sont eux les rois. Ils commandent boissons sur boissons et reprennent sans arrêt « more chips », c’est sûr nous ne faisons pas le poids avec notre pauvre plat de nachos et notre bière (et en plus une pour 2 !)

Bref le gros cliché comme on peut l’imaginer, les américains sur les plages mexicaines sont vraiment... y a rien pour les décrire. Tout à coups JM n’envie plus du tout de voir ce que pourrait être le spingbreak.

Fin d’après-midi, nous allons acheter nos souvenirs de vacances : excellente tequila, bonne tequila, crème de tequila, liqueur de tequila, tortillas fraîches, mole, frijoles et autres...

Repas au « Pastorcito » recommandé par Carlos, le mexicain avec qui j’ai voyagé dans l’avion. Un délice ! Un vrai restaurant mexicain dans un quartier mexicain. Des chaises en plastique orange « Corona », une nappe en plastique, des totopas à grignoter avec sauce verte et rouge (genre tortillas qu’on utilise en France pour faire des nachos) et même une représentation assez kitch de Jésus !

On commande au fur et à mesure ce que l’on souhaite : tacos al Pastor évidemment, cebollas de cambray (oignons frais grillés), queso fondido con chorizo. Un régal ! Et pour pas cher en plus, et surtout loin des touristes !

Petit tour sur la Quinta (la grande rue touristique de Playa) où s’amassent les touristes, on y trouve des langoustes au même prix que celles qu’on a mangé au Belize, sauf qu’on avait en plus pour ce prix la journée entière de snorkeling et de pêche. Le plat le moins cher coûte le repas entier qu’on vient de se faire à 2, et on s’est fait pêter le bide !

Le comble: on nous propose une petite coupelle d’art mexicain à 200$ alors qu’on l’avait trouvé à 60$ à Tulum avant négociation. A ce prix là, il vaut même mieux retourner à Tulum en combi !

Bref l’ambiance est cool mais à prix exhorbitants. Je comprend tout à fait les gens qui aiment cet endroit, j’apprécie également, il y a de la musique, il fait bon, tout le monde est relax, mais ce n’est pas mexicain du tout il faut avoir ça en tête.