Cénote : Les cénotes (du maya dz'onot) sont des gouffres ou avens remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer (s'ils communiquent avec l'océan par des failles). On les trouve en Amérique du Nord et centrale, et plus particulièrement dans la péninsule du Yucatán au Mexique. Ils font office de puits naturels qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur...

5h00 : le téléphone sonne, c’est mon sac qui arrive ! Bon il attendra bien jusqu’à 7h00...

Petit déjeuner et bonheur de pouvoir enfin se changer, direction l’hôtel Castellano où nous avons rendez-vous avec Philippe, du forum du Mexique. Il arrive un peu en retard et en taxi, ayant oublié qu’étant le jour de l’indépendance, le centre-ville est bloqué par un défilé. (Chema) : Direction la maison de Philippe où nous rejoignons sa femme Neydy et deux amis à eux, Luis et Lily et leur petite fille Sophia. Et en route pour une petite balade à la découverte des cénotes !

Cénote : Les cénotes (du maya dz'onot) sont des gouffres ou avens remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer (s'ils communiquent avec l'océan par des failles). On les trouve en Amérique du Nord et centrale, et plus particulièrement dans la péninsule du Yucatán au Mexique. Ils font office de puits naturels qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

Sur le chemin, nous croisons des petits villages où on circule par l’intermédiaire de « tricicletos » (sorte de vélo à 3 roues, 2 à l’avant, où on peut transporter d’autres gens). Jusque là rien d’anormal, mais lorsque les villageois utilisent la moitié d’un scooter au lieu de pédaler sur un vélo, on trouve ça amusant !

Nous croisons également une église de style européen classique, abandonnée et barricadée. Mais qu’est ce quelle fait là, cette église ? Surement lors de la conquête, une petite communuté pratiquante serait venue dans ces terres reculées pour évangéliser la population locale...

Un peu plus loin, les maisons des villageois nous étonnent : les murs en chaux sont de forme ovale, et le toit est en paille ou similaire, et doit s’envoler au premier ouragan. Certaines toitures sont retenues par des cordes, comme si on empêchait une montgolfière de s’élever. Au milieu, une arène de corrida faite « maison » : ici aucun béton, pas de peinture rouge, mais un assemblage de bois en forme circulaire, un peu de feuille de palmier pour cacher le tout, et nous voici avec une belle arène artisanale. J’espère que les taureaux ne sont pas trop costauds !

Arrivés à notre destination, nous rejoignons un petit terrain de terre en guise de parking où nous attend notre prochain moyen de transport pour atteindre ces précieux cénotes : des rails espacés de 50cms, une charette en bois, un cheval bien maigrichon et notre cochet. Ces rails et charettes étaient utilisés par une hacienda maintenant à l’abandon. Les villageois avaient gardé les rails pour aller chercher de l’eau. L’assise est un peu dure, mais finalement c’est ce que nous recherchions, quelque chose d’authentique (ou presque dixit Philippe, parce que le tourisme arrive tout doucement et qui dit tourisme... ) Le principe de ces cénotes est très simple : le gars qui nous conduit sur sa charette nous mène d’abord à une première cénote, nous y restons le temps que nous voulons puis il nous conduit à une seconde cénote, et enfin à une troisième. Il reste avec son cheval en nous attendant...

Le premier cénote est immense et l’eau d’un bleu turquoise splendide. L’eau y est tellement claire que l’ont croit pouvoir toucher le fond qui se trouve facilement à 5m de profondeur. L’endroit est magique mais n’arrive pas à la ceinture du deuxième cenote. Cette fois-ci l’accès est légèrement plus périlleux. Il faut faire attention là où on marche car il y a quelques trous dans le sol, ceux-ci laissant rentrer des rayons de soleil en faisceaux à l’intérieur des cénotes.

Nous descendons l’escalier qui nous mène à une vingtaine de mètres de profondeur et la magie opère : de longues racines d’un arbre tentent de toucher l’eau pure, la lumière du soleil traverse cette eau limpide et donne cette couleur turquoise unique à cet endroit. Nous nous y baignons et prenons le temps d’apprécier cette merveille de la nature...

Et nous repartons sur notre charette pour le 3ème et dernier cenote. L’accès cette fois est beaucoup plus difficile puisqu’il faut descendre à travers un trou de 1,5m de diamètre à l’aide d’une échelle droite en bois. Ce dernier cénote a un nouveau style, les quelques rayons de soleil atteignent directement le centre du cenote où se trouve une sorte de petit îlot sous-marin.

De retour de cette fabuleuse balade, nous allons nous restaurer dans un des restos préférés de Philippe (après son resto Le Fin Gourmet !), le D’pilou. C’est un resto qui a le même principe que les bars à tapas en Espagne : à l’achat d’une boisson on nous offre un plat Yucathèque. Que cela ne tienne, la table se remplit de tacos, pozole, guacamole, ceviche et autres spécialités culinaires de la région. Une deuxième tournée de bières et hop, cette fois-ci nous avons de la longanisse, des taquos de requins et autres plats dont je ne me rappelle plus le nom... au total, une trentaine de petits plats sont passés sur notre table, sans oublier les fruits, mangue, jicama, orange... Autant dire qu’on s’est pêté le bide !

De retour à l’hôtel nous nous jettons sur le lit pour digérer la nourriture et l’émerveillement de cette journée.