Debouts à 7h, RDV avec Anya, une polonaise rencontrée à l’auberge de Tulum et qui fait exactement le même trajet que nous pour le moment. On part de bonne heure pour être dans les premiers à arriver sur le site de Chichen Itza. 1/2h de marche (site à environ 2kms de Piste) et nous voilà sur le parking du site : personne ! Une fois entrés, seulement une famille mexicaine par ici, 3 routards par là, et nous... le bonheur !

Tout est encore très brumeux quand on arrive devant « el Castillo », mais tout se lève d’un coup, nous laissant découvrir peu à peu cette merveilleuse pyramide. Et à 9h, le soleil tape déjà pas mal !

Nous commençons par la partie Toltèque-Maya, la principale. L’avantage de ne plus pouvoir monter sur la pyramide principale, c’est qu’on peut faire des photos sans prendre personne dessus !

Un vendeur de « babiolles » s’approche de JM et lui propose d’échanger sa casquette contre une reproduction du calendrier maya. Mais il fait trop chaud ici pour se passer d’une casquette ! Il lui proposera alors d’échanger avec ses chaussures, ou son tee-shirt. Le calendrier nous plaisant bien et JM ne voulant pas rentrer à poil, on l’échangera pour finir contre quelques pesos négociés ! On recroisera ce jeune veduer 3 autres fois, avec des yeux de plus en plus envieux et nous proposant tout plein de choses à échanger contre la fameuse casquette.

Au détour d’un petit temps, je croise un américain qui me demande si Boubou, attaché sur mon sac, voyage toujours avec moi. Il me présente alors « Ma Vache », son compagnon de voyage autour du monde.

Plus loin, nous sommes impressionés par la taille du jeu de balle où quand on tape des mains au centre du terrain, on entend 7 fois l’écho, dixit Le Routard, essayé et approuvé !

Sur le site se trouve également des cénotes, des puits naturels géants où on faisait toutes sortes de sacrifices, même humains. C’est impressionant...

Un vendeur Maya discute avec JM, lui montrant les « grandes » similitudes entre le maya et le français : « Cheveu » se dit « mèche » « Nez » se dit « ni » « Bouche » veut dire « dos » Bon un peu tiré par les cheveux à notre goût (tout est bon pour vendre !) mais il nous apprend aussi des choses intéressantes sur la culture maya d’autrefois : ces similitudes dans le vocabulaire viennent de l’évangélisation qui a été faite par des français. De plus, le nom « Chichen Itza » vient du rassemblement entre 2 peuples de ces noms là respectivement. Il nous dit plein d’autres choses, mais ma faible compréhension en espagnol et ma mémoire d’éléphant (!) ne me permettent plus de raconter tout ca...

La partie purement maya du site est également très intéressante, différente, mais la matinée ayant bien avancé le site est maintenant remplit de touristes et la chaleur nous tient à bout.

Après le site, un bref appel à l’aéroport pour prendre des news de ma valise ui devrait nous rejoindre demain matin à Mérida !

Dans le bus de Chichen à Mérida, Anya nous offre en remerciement de la journée avec nous une glacé au maïs achetée dans le bus à un vendeur ambulant. Ces vendeurs montent au détour d’un tope (sorte de ralentisseur souvent artisanal), puis redescendent du bus au vilage suivant. Je ne sais pas comment sont faites ces glaces sorties tout droit d’une glacière et je ne veux pas le savoir, mais j’ai l’impression que je vais signer l’arrêt de mort de mes intestins qui se portent jusqu’alors très bien ! Mais c’est aussi difficile de refuser... La glace au maïs.... étrange, mais pas trop mal. Et puisque j’ai l’impression qu’on a franchi le pas de trop pour la bouffe, autant continuer en achetant à notre tour à un autre vendeur ambulant un paquet de chips maison (des chicharons) qui est en fait de la peau de cochon grillée ! Pour moi ça a le goût de chips d’apéro, donc pas de problème.

Arrivés à Mérida, on traverse tout le centre à pied pour rejoindre notre hôtel. Puis on s’en va manger sur une sympathique place au nord du Zócalo et après une petite sieste, direction le centre pour « el grito » ! (Histoire d’el grito : http://www.mexique-fr.com/independencia.php )

Il y a un monde fou sur la place, et surtout la chaleur y est accablante. Il y a une scène avec une chanteuse mexicaine, une autre dans le même genre (avec de la danse), les sons ne se mélangeant pas d’un ton très mélodieux ! Un petit groupe de djumbé d’un côté, un combat de coqs qu’on a jamais trouvé de l’autre. Assis sur une marche, on s’amuse à regarder les gens, surtout les jeunes ados frimant devant les filles, ou une petite fille avec la panoplie du fêtard national : un drapeau, un sifflet, un sombrero. Nous aussi avons notre petit drapeau maxicain et nous nous mélangerons à la foule pour crier avec elle « Viva Mexico, viva !! » Le grito devait être fait à 22h50, mais on attendra la gouvernante du Yucatan pratiquement 10 minutes, puis on essayera de la voir par l’intermédiaire d’un écran géant où le cameraman à dû s’endormir en train de filmer le sol . Ah ces mexicains ! Cependant, nous sommes agréablement surpris par le spectacle pyrotechnique, le tout sur un fond de Mariachos et d’un gars criant sans arrêt au micro : Viva Mexico ! Viva Yucatán ! C’est très entrainant et tout le monde y va de son drapeau.

La nuit continue par un concert (avec un chanteur cubain, pas mal pour une fête nationale!) mais pour nous dodo car demain on se lève de bonne heure.