On se prépare vite fait (pas dur quand on a qu’un jean et un tee-shirt !) et après un petit déj. à l’auberge, direction le terminal de bus pour Coba (1h de trajet avec ADO 1ère classe y avait pas le choix).
Le bus s’arrête au bord d’une route et nous annonce : Coba ! On descend, le car repart. Euh… c’est vraiment là Coba ? Il y a quelques habitants qui nous confirment que nous sommes au bon endroit, il n’y a plus qu’à suivre la route...

(Chema) Après 1km de route au milieu de nulle part, nous atteignons l’entrée du site avec 5-6 bus de touristes stationnés devant. Finalement, nous ne serons pas tous seuls .

Nous pénétrons sur le site, marchons allègrement en découvrant les premiers vestiges.
Un « entrepôt » de vélo sur le bord du chemin, on nous propose de nous en louer pour visiter le site. Il n’y a « que » 4kms aller-retour à faire, on décide de les faire à pied. Mais nous avons oublié le facteur chaleur qui font des 4kms un long trajet quand même ! On dégouline et on s’arrête tous les 200m pour boire un coup.

Arrivés à la grande pyramide, nous la gravissons sans peine dans les 10 minutes qui séparent 2 hordes de touristes. Nous pouvons ainsi profiter presque seuls du paysage magnifique, lac, forêt à perte de vue. Nous nous sentons puissants si haut.

Après la descente, nous nous rafraîchissons avec des boissons fraîches achetées sur le site (au moins 2x plus cher) et 2-3 échanges avec des guides locaux qui parlent Maya entre eux. Et c’est reparti pour le retour sous une chaleur de plus en plus accablante.


(Xochitl)
Petite définition des hordes de touristes américaines :
Des bedaines à l’air, parlant fort l’anglais, et s’approchant de toi quand tu prends une photo d’un insecte en disant très fort : « qu’est ce que c’est ? Qu’est ce qui a à voir ? Ah, c’est juste une grosse sauterelle ? » (d’un air déçu)
Quand t’as 10 personnes qui sont venues te voir et que ta sauterelle est encore là, tu peux dire que tu as de la chance !

Le site est encore en fouilles, si nous revenons dans une dizaine d’années, peut-être sera-t-il aussi connu que Chichen Itza ou Uxmal...

Petit repas sympathique de quesadillas con rojas.

Le bus ne passe qu’en fin d’après-midi, nous allons donc l’attendre, avec 2h d’avance, sur une terrasse.
Là on recroise une fille, Anya, qui était avec nous à l’auberge de jeunesse de Tulum et elle nous dit qu’elle a pu voir des crcocodiles pas loin sur un ponton. On décide donc d’aller voir à notre tour et là un gars nous dit que pour aller sur le ponton, faut payer 10 pesos chacun. Un peu cher pour faire 3m sur un bout de bois et voir un truc naturel !
On revient donc sur nos pas et 100m plus loin, là où il n’y a pas de ponton, alors qu’on voulait juste voir un oiseau, on aperçoit un de ces fameux crocodiles : entre 4 et 5m de long !

Retour sur la terrasse, là je demande à JM d’aller téléphoner pour ma valise toujours perdue. Il y va donc, un peu plus loin pour trouver un téléphone en état (ce qui n’a pas l’air d’être courant dans la région !)
Là le bus arrive, le dernier de la journée. Pas de JM en vue, je l’appelle et court dans tous les sens sans le voir, tout le monde me regardant, intrigué.
Je demande au chauffeur d’attendre 2 minutes pour mon ami que j’ai perdu. Ok... puis il va faire demi-tour et avance tout doucement...
Là je vois JM au loin qui court pour revenir.
Je ramasse toutes nos affaires sur la terrasse puis fait des signes au chauffeur que ça va être bon. J’explique aussi au gars de la terrasse que je n’ai pas d’argent pour payer le coca mais que « mon amigo » arrive pour le faire.
Je grimpe vite dans le bus en gesticulant à JM de payer le coca.
Mais le gars n’a pas de change sur nos 200$, il me voit déjà dans le bus et dis donc d’un signe à la main de filer à JM, tant pis pour le coca...
Ca, je suis pas sûr de trouver des gars sympas comme ça en France !

On arrive à Piste, le village de Chichen Itza, où on se trouve un petit hôtel. On rêve d’une douche bien fraîche, pas de chance l’eau est en panne.
Le temps d’aller s’acheter un petit snack pour le soir (les magasons Oxxo ne vendent que des chips et des boissons !), l’eau est revenue, et la douche bien appréciée.